Domingo José Navarro y Pastrana
ContemporaineScienceXIXe sièclePremier président d’El Museo Canario

Médecin et écrivain

Médecin et mémorialiste de Las Palmas de Gran Canaria, cofondateur et premier président d’El Museo Canario.

Jeunesse

Domingo José Navarro y Pastrana naquit à Las Palmas de Gran Canaria le 20 septembre 1803. Il mourut dans la même ville le 25 décembre 1896. Médecin de profession et auteur de mémoires, il associa la pratique des soins à la participation aux institutions éducatives et culturelles. Son lien avec El Museo Canario remonte à la fondation de la société : il fut l’un de ses promoteurs et son premier président, fonction qu’il conserva jusqu’à sa mort.

Rôle historique

Il se forma à la médecine à l’université de Barcelone et exerça à Las Palmas. Pendant l’épidémie de choléra de 1851, il soigna la population de Grande Canarie. Le commentaire initial de l’édition de ses mémoires publiée par El Museo Canario rappelle son intervention médicale au cours de cette crise sanitaire. L’activité de soins constitue ainsi une partie de sa vie qu’il convient de considérer aux côtés de ses responsabilités culturelles et de son œuvre écrite. Son travail pour la ville comprenait également le traitement de ses habitants.

Navarro participa à la création du Gabinete Literario de Las Palmas et du Colegio de San Agustín, établissement soutenu par cette association. Son engagement dans ces deux projets accompagnait son exercice médical et témoigne de sa participation à la vie éducative de la ville. En 1850, il fut élu membre honoraire de la Real Academia Canaria de Bellas Artes de San Miguel Arcángel. La notice que conserve cette académie présente sa formation, ses activités institutionnelles et son apport comme mémorialiste.

En 1879, il intervint dans la fondation d’El Museo Canario et en assura la présidence pendant les dix-sept années suivantes. Son mandat appartient donc à la première période de la société et prit fin en 1896. Le Gabinete, le collège et le musée permettent de suivre trois domaines distincts de son action publique : l’association culturelle, l’enseignement et l’institution consacrée à l’étude du patrimoine canarien. Il s’agit de projets particuliers, aux objectifs différents, dont il contribua à la création, plutôt que d’une seule série de fonctions honorifiques interchangeables.

Héritage

En 1895, il publia Recuerdos de un noventón. Memorias de lo que fue la ciudad de Las Palmas al principio del siglo y de los usos y costumbres de sus habitantes. Ce livre évoque la ville du début du XIXe siècle et les coutumes de ses habitants, à travers les souvenirs d’un auteur qui avait vécu ses transformations. Le récit prend la forme de mémoires personnelles. Cette lecture permet de distinguer le regard du narrateur d’un relevé impersonnel d’événements. Son héritage réunit ainsi la profession médicale, la création d’institutions et un témoignage écrit sur la société de Las Palmas.

Sources et vérification