Vulgarisateur agricole et trésorier
Membre des commissions de plantation urbaine de Las Palmas et auteur sur la taille et la greffe. Trésorier d’El Museo Canario de 1879 à 1882 et donateur d’une pintadera d’Agüimes.
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Vulgarisateur agricole et trésorier
Membre des commissions de plantation urbaine de Las Palmas et auteur sur la taille et la greffe. Trésorier d’El Museo Canario de 1879 à 1882 et donateur d’une pintadera d’Agüimes.
Juan Melián y Caballero fut un vulgarisateur agricole lié aux institutions culturelles de Las Palmas au XIXe siècle. Ses activités documentées réunissent le travail au sein de la Société économique des amis du pays, la participation aux initiatives de plantation urbaine et la trésorerie d'El Museo Canario. Son apport s'inscrit dans un milieu associatif reliant l'amélioration de l'agriculture, l'organisation de la ville et la conservation du patrimoine insulaire.
Durant les années 1870, il exerça des fonctions de contrôleur des comptes et de secrétaire de la section d'Agriculture de la Société économique. Il collabora aussi à la revue Las Palmas, publiée entre 1875 et 1876, et apporta un don aux travaux de la place du théâtre. Ces activités le relient à une presse attentive aux questions agricoles, commerciales et culturelles, ainsi qu'aux améliorations urbaines financées par des contributions privées.
En 1871, il comptait parmi les représentants de la Société économique au sein du comité chargé des arbres de la ville. Son nom apparaît également dans les commissions mixtes des années suivantes, aux côtés de représentants municipaux, d'habitants et de membres de la société. En 1874, il participa à une réunion avec Felipe Massieu y Falcón et Domingo José Navarro dans le cadre des travaux destinés à organiser et encourager les plantations urbaines.
Cette collaboration associait les arbres à l'aménagement des espaces publics et aux idées hygiénistes de l'époque. Melián participait à un réseau réunissant connaissances agricoles, responsabilités municipales et préoccupations pour les conditions de la ville. Son rôle documenté est celui d'un membre de ces initiatives collectives, sans lui attribuer la rédaction exclusive des règlements ou la réalisation individuelle des plantations.
De 1879 à 1882, il fut trésorier d'El Museo Canario, pendant les premières années de la société scientifique. Cette responsabilité le faisait participer à l'administration d'une institution qui constituait ses collections et organisait ses activités. En juillet 1881, il donna une pintadera provenant d'Agüimes, contribuant aussi matériellement aux fonds archéologiques.
Son intérêt pour l'agriculture apparaît dans un texte de sa main publié en 1880 dans la revue du Musée sous le titre Agricultura. La rédaction le présentait comme une explication de règles de taille et de greffe utile aux arboriculteurs. La publication transmettait par l'imprimé des connaissances que Melián avait exposées dans ses conférences agricoles, prolongeant leur diffusion au-delà des auditeurs.
Dans ce travail, il défendait la présence d'arbres fruitiers dans les domaines agricoles et critiquait leur suppression pour étendre la culture de la cochenille. Il associait les arbres à l'utilité économique et à la salubrité, selon les conceptions de son époque. Son propos exprimait le souci de maintenir des productions variées et d'éviter qu'une culture ne remplace les autres usages du terrain.
Melián apparaît ainsi comme un participant à la culture agricole et associative de Gran Canaria. Il assuma des responsabilités administratives, intervint dans des projets urbains, publia des connaissances pratiques et contribua à une collection archéologique. Ces activités définissent son parcours documenté, bien que les dates et les lieux de sa naissance et de son décès ne soient pas encore vérifiés.