
Historien et professeur émérite
Chercheur en histoire des Canaries et de l’Atlantique, il a étudié l’esclavage, le commerce et la société insulaire. Ancien recteur de l’ULPGC, il a dirigé des revues historiques.
Historien et professeur émérite · 1950–Aujourd'hui

Historien et professeur émérite
Chercheur en histoire des Canaries et de l’Atlantique, il a étudié l’esclavage, le commerce et la société insulaire. Ancien recteur de l’ULPGC, il a dirigé des revues historiques.
Manuel Lobo Cabrera naquit à Las Palmas de Gran Canaria le 31 décembre 1950. Historien et professeur émérite d’histoire moderne, il consacre ses recherches aux Canaries et à l’Atlantique, notamment à leurs dimensions économiques, sociales et culturelles. Il a associé l’enseignement universitaire, la recherche documentaire et la gestion académique. Son parcours comprend le rectorat de l’Université de Las Palmas de Gran Canaria et la direction de revues diffusant les travaux historiques sur l’archipel.
Il obtint une licence en philosophie et lettres, section histoire, à l’Université de La Laguna en 1975. Il soutint son doctorat dans la même université en 1979. À partir de 1975, il enseigna à l’École universitaire de formation des maîtres et au Collège universitaire de Las Palmas, avant de poursuivre sa carrière à l’Université de Las Palmas de Gran Canaria. Il occupa différentes catégories d’enseignement jusqu’à devenir professeur d’université en 1990. Sa carrière pédagogique a donc été liée aux deux universités canariennes.
Des responsabilités de gestion accompagnèrent ce parcours. Il fut vice-recteur chargé du campus à l’Université de La Laguna et vice-recteur chargé de la recherche à l’ULPGC. Il exerça comme recteur de cette dernière de 1998 à 2007. Ces fonctions appartiennent à sa biographie institutionnelle, parallèlement à un travail suivi d’historien. Il a publié des études individuelles et collectives, ainsi que des articles et communications consacrés à différents aspects du passé des îles et de leurs relations atlantiques.
Ses livres comprennent La esclavitud en las Canarias Orientales en el siglo XVI, El comercio canario europeo en el reinado de Felipe II, Gran Canaria e Indias bajo los Austrias et Los moriscos en Canarias, de esclavos a naturales. Ces titres reflètent un intérêt pour les échanges économiques et les conditions juridiques et sociales des populations insulaires. Il a également abordé l’histoire espagnole avec Fernando Bruquetas, coauteur de Don Carlos, príncipe de las Españas. Sa production relie ainsi les sujets insulaires aux cadres plus larges de la monarchie et du monde atlantique.
Il fut élu à l’Academia Canaria de la Lengua le 22 janvier 2001 et prononça son discours d’entrée le 14 décembre de la même année. Il est membre correspondant de la Real Academia de la Historia, de l’Academia Sevillana de Buenas Letras et de l’Academia Portuguesa de la Historia. Il a dirigé la revue El Museo Canario et fut nommé directeur de l’Anuario de Estudios Atlánticos en 2017, après les anciens directeurs Antonio Rumeu de Armas et Antonio de Béthencourt Massieu.
L’histoire urbaine constitue un autre volet de son travail. En juillet 2026, la Casa de Colón annonça la présentation de La ciudad de Las Palmas en el siglo XVIII: una ciudad ilustrada. Le livre étudie les transformations urbaines, économiques et sociales, la vie quotidienne et les effets des guerres, épidémies et crises de subsistance. Il prolonge une carrière associant l’histoire documentaire, l’édition scientifique et la diffusion publique du passé canarien.