
Chercheur, écrivain et gardien de phare
Chercheur autodidacte né à La Oliva et étroitement lié à Lanzarote et Alegranza. Il étudia la toponymie, l’histoire et le patrimoine insulaires et fut nommé fils adoptif de Lanzarote en 2016.
Chercheur, écrivain et gardien de phare · 1928–2022

Chercheur, écrivain et gardien de phare
Chercheur autodidacte né à La Oliva et étroitement lié à Lanzarote et Alegranza. Il étudia la toponymie, l’histoire et le patrimoine insulaires et fut nommé fils adoptif de Lanzarote en 2016.
Agustín Pallarés Padilla est né le 8 octobre 1928 à La Oliva, sur Fuerteventura, mais son parcours fut étroitement lié à Lanzarote et aux îlots voisins. Il appartenait à une famille de gardiens de phares : son père et son grand-père avaient exercé ce métier, auquel il consacra lui-même près de quatre décennies aux Canaries. Alegranza occupa une place particulière dans sa vie. Il y vécut enfant avec ses parents et ses frères et sœurs, puis y revint adulte avec sa propre famille pour travailler au phare.
À partir des années 1960, il mena des recherches autodidactes et un travail de vulgarisation sur l’histoire, la toponymie, la géographie, la langue et le patrimoine naturel de Lanzarote. Ses études furent diffusées dans des revues et rencontres spécialisées, notamment Almogaren, la revue d’El Museo Canario et les Jornadas de Estudios de Lanzarote y Fuerteventura, ainsi que dans de nombreux articles de presse. Le contact prolongé avec le territoire et ses habitants nourrissait ses recherches, qui associaient observation locale et consultation de documents historiques.
La isla de Alegranza, dont la première édition parut en 2013, transforme ce lien personnel avec l’îlot en un récit de son histoire et de la vie des gardiens de phares. Le livre aborde aussi bien le cadre naturel que l’expérience familiale et professionnelle de ceux qui entretenaient le phare. L’édition mentionne Javier Reyes comme collaborateur. Son intérêt réside dans cette combinaison de mémoire vécue et de transmission des connaissances sur un territoire, deux dimensions qui traversent l’œuvre de Pallarés.
En 2014, il publia le Diccionario de topónimos de Lanzarote, fruit d’environ un demi-siècle de recherches. La présentation éditoriale souligne son contact direct et prolongé avec l’île et ses habitants. L’étude des noms de lieux relie ici la géographie à l’histoire, à la langue et au patrimoine insulaire. La Bibliothèque nationale d’Espagne répertorie ce dictionnaire et La isla de Alegranza, ainsi que d’autres publications de l’auteur, parmi lesquelles Escritos y charlas et Prehistoria de Lanzarote.
Prehistoria de Lanzarote parut en 2017 et aborda les sociétés autochtones de l’île, leur peuplement, leurs coutumes et leur langue. Pallarés s’appuya sur des enquêtes de terrain, la toponymie et la lecture de documents historiques et de travaux scientifiques. La présentation du livre cite une appréciation d’Antonio Tejera Gaspar. Elle identifie aussi expressément les propositions sur le peuplement comme des hypothèses de l’auteur : celles-ci doivent être lues comme ses interprétations et distinguées des données documentées, sans les transformer à elles seules en conclusions partagées par l’ensemble des chercheurs.
Le 26 février 2016, le conseil insulaire approuva à la majorité sa nomination comme fils adoptif de Lanzarote. Le service des publications du conseil insulaire le présente comme un historien et chroniqueur autodidacte attaché à la préservation de la mémoire de l’île. Il mourut le 3 février 2022. Son parcours associe un métier maritime, la recherche locale et la vulgarisation, à travers des ouvrages qui documentent les noms, les paysages et les modes de vie de Lanzarote et Alegranza.