ContemporáneaArtXIXe sièclePaysagisme canarien du début du XXe siècle

Peintre paysagiste

Juan Rodríguez-Botas y Ghirlanda est un peintre né à Santa Cruz de Tenerife le 20 août 1882 et mort à San Cristóbal de La Laguna le 22 septembre 1917. Sa peinture de paysage, formée entre les Canaries et plusieurs villes européennes, occupe une place importante dans le renouveau de l'art canarien au début du XXe siècle.

Jeunesse

Après sa scolarité à Tenerife, Grande Canarie et La Palma, Rodríguez-Botas entame sa formation artistique à la fin des années 1890. Il étudie avec Filiberto Lallier puis à l'École municipale de dessin de Santa Cruz de Tenerife. À Grande Canarie, il suit également les cours en plein air d'Eliseo Meifrèn, déterminants pour son attention à la lumière et à la couleur dans le paysage.

Rôle historique

Entre 1905 et 1912, il accomplit un long parcours de formation en Italie, en France et à Madrid. Il travaille à Rome, Naples, Capri et Venise, étudie les collections du Louvre à Paris et copie des œuvres de Velázquez au musée du Prado à Madrid. Ce voyage ne remplace pas ses motifs canariens : à son retour, le paysage de l'archipel devient un terrain d'expérimentation personnelle.

Héritage

La plus grande partie de son œuvre documentée est constituée de paysages, mais il réalise aussi des portraits et des caricatures. Barranco del Drago, Guayonje, les paysages de Capri et les vues de Versailles montrent une évolution d'une base réaliste vers une peinture attentive à la touche, aux reflets et à la construction chromatique. Il meurt de tuberculose à trente-cinq ans ; la rétrospective organisée en 2017 pour le centenaire de sa mort réunit de nouveau des œuvres de collections canariennes.

Chronologie

  1. 1882Naît à Santa Cruz de Tenerife.
  2. 1904La mairie de Santa Cruz de Tenerife lui accorde une bourse pour poursuivre ses études en Italie.
  3. 1912Revient définitivement à Tenerife après sa période de formation hors des îles.
  4. 1917Meurt à San Cristóbal de La Laguna.
  5. 2017Une exposition rétrospective commémore le centenaire de sa mort.

Sources et vérification