ContemporáneaArtXIXe sièclePeinture de paysage de Grande Canarie

Peintre et enseignant

Nicolás Massieu y Matos, connu sous le nom de Colacho Massieu, est un peintre né à Las Palmas de Gran Canaria le 12 mars 1876 et mort dans la même ville en 1954. Son œuvre, marquée par l'expérience parisienne et la peinture en plein air, fait des paysages, des medianías et des sommets de Grande Canarie le cœur d'une poétique personnelle.

Jeunesse

Il vient d'une famille de tradition artistique liée à Manuel Ponce de León et Nicolás Massieu y Falcón. Il se forme d'abord auprès de ce dernier et dans l'enseignement du dessin à Las Palmas. Ses voyages à Liverpool, Rome et surtout Paris élargissent ses références : entre 1905 et 1906, il fréquente académies et ateliers de la capitale française, où il découvre les transformations de la peinture moderne.

Rôle historique

À son retour, il construit un langage personnel sans adhérer mécaniquement aux avant-gardes. Portrait et nature morte font partie de sa production, mais le paysage est son champ principal. La matière épaisse, l'usage du couteau à palette et une palette intense lui permettent de travailler la lumière et la structure des terrains de Grande Canarie ; il est ainsi connu comme le « peintre de Grande Canarie ».

Héritage

En 1914, il obtient la chaire de dessin de l'Institut général et technique de Las Palmas et la conserve jusqu'à sa retraite. Il participe aussi aux premières années de l'École Luján Pérez et enseigne à sa nièce Lola Massieu. Son œuvre est conservée dans des collections publiques insulaires, dont la Casa de Colón, le TEA et le Parlement des Canaries, et demeure une référence pour comprendre la modernisation de la peinture de paysage dans l'archipel.

Chronologie

  1. 1876Naît à Las Palmas de Gran Canaria.
  2. 1905Effectue un séjour de formation à Paris.
  3. 1914Obtient la chaire de dessin de l'Institut général et technique de Las Palmas.
  4. 1947Peint Tempestad petrificada, œuvre conservée au Parlement des Canaries.
  5. 1954Meurt à Las Palmas de Gran Canaria.

Sources et vérification