Historien, naturaliste et poète. Il rédigea la première histoire moderne des Canaries et le "Dictionnaire d'histoire naturelle des Îles Canaries".
José de Viera y Clavijo naquit le 28 décembre 1731 à Realejo Alto, Tenerife. Prêtre, historien, naturaliste et poète, il fut la figure intellectuelle la plus importante des Îles Canaries au XVIIIe siècle. Formé au séminaire de La Laguna, il se rendit à Madrid en 1770 comme secrétaire du marquis de Santa Cruz. Dans la capitale, il entra en contact avec les cercles des Lumières et fréquenta la bibliothèque royale et les milieux académiques les plus avancés d'Espagne.
Son œuvre maîtresse est les «Noticias de la Historia General de las Islas Canarias» (4 tomes, 1772–1783), première histoire critique et documentée de l'archipel, qui reste une référence fondamentale pour les historiens. Mais sa curiosité intellectuelle s'étendit aussi aux sciences naturelles : le «Diccionario de Historia Natural de las Islas Canarias» (inachevé, publié à titre posthume) décrit la flore, la faune, la géologie et la géographie de l'archipel avec la rigueur scientifique des Lumières. Il écrivit aussi de la poésie, du théâtre et des essais.
En 1784, il fut nommé archidiacre de Fuerteventura à la cathédrale de Las Palmas, où il passa ses dernières années entouré de livres et de correspondants européens. Il mourut le 21 février 1813. Son portrait préside aujourd'hui la salle des séances plénières du Cabildo de Gran Canaria. La Real Sociedad Económica de Amigos del País de Las Palmas, à la création de laquelle il contribua, est l'un de ses héritages institutionnels les plus durables.