Carrière musicale
Domingo Rodríguez reçoit les enseignements d’une famille de tradition folklorique, part à Paris en 1985 pour étudier la guitare classique avec Blas Sánchez, puis suit des cours de guitare à Madrid. En 1990, il revient aux Canaries et commence son activité d’enseignement. À partir de 1992, il centre sa carrière professionnelle sur le timple, avec des concerts dans l’archipel et dans des pays comme les États-Unis, l’Uruguay, Cuba, l’Allemagne, la France et le Mexique.
Apport
Son apport principal tient à la professionnalisation du timple majorero comme instrument de concert et d’enseignement. Il fut le premier joueur de timple à publier une méthode en écriture solfégique utilisée par des écoles de musique de l’archipel. Sa trajectoire dessine une ligne de renouvellement distincte : technique guitaristique, racines majoreras, répertoire traditionnel et transmission pédagogique.
Style
Son style part du timple et du folklore canarien, mais repose sur une formation de guitare classique. Son répertoire couvre des pièces populaires, folías, sorondongo majorero, berlina herreña, aires de lima, répertoire latino-américain et compositions propres. L’attention à la mémoire locale et à l’archive sonore fait partie de sa pratique musicale.
Répertoire
Son répertoire comprend les disques El timple, Timpliando et Aulaga. Timpliando mêle pièces populaires canariennes attribuées à El Colorao, œuvres de Celso Machado, Francisco Tárrega, Jorge Cardoso, Antonio Lauro et Antonio Landaeta, ainsi que des pièces comme Canción para Ayla.
Héritage
Son héritage musical se transmet par les concerts, l’enseignement, une méthode de timple et la défense de l’archive sonore traditionnelle. Son travail reste lié à l’Escuela Insular de Música de Fuerteventura et à des cours de timple dans les Canaries. Sa figure complète la généalogie moderne du timple aux côtés de Totoyo Millares, José Antonio Ramos et Benito Cabrera, avec une voix particulièrement majorera.
Lien avec les Canaries
Il est né à La Vega de Tetir, Fuerteventura, et sa carrière s’articule autour du timple, de la tradition folklorique familiale, de l’enseignement insulaire et du répertoire populaire canarien.